GR®738 - Haute traversée de Belledonne - Chamrousse

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GR®738 - Haute traversée de Belledonne

Ce nouveau GR® de Belledonne homologué en juin 2018, c'est 130 km et pas moins de 10 000 mètres de dénivelé.
Pour les plus sportifs, la Haute Traversée en 11 étapes est une traversée complète du massif depuis le bas de la vallée jusqu’à plus de 2 000m d’altitude, une immersion dans un massif sauvage et surprenant, entre alpages et lacs.

Mais il y en a pour toutes les pratiques, avec des circuits en itinérance de 2 à 4 jours et des boucles à la journée, comme la découverte des alpages à Chamrousse, 1ère boucle de cette traversée de Belledonne.
 

1) Boucle à la journée de Chamrousse : l'Alpage

Découvrez ou redécouvrez les paysages exceptionnels qu’offre cette boucle, entre les eaux limpides des lacs Robert et les lacs alentours, en bordure de la limite supérieure des alpages.
  • Départ/arrivée : Chamrousse 1650 - Le Recoin (se garer près de l’Office de Tourisme).
  • Durée estimée : 4h30
  • Distance : 7,5 km
  • Dénivelé +/- : 550 m
  • Altitude mini/max : 1 650 / 2 100 m
  • Référence IGN : TOP 25 3335 OT
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Parcours de la boucle

Le départ de cette boucle se fait au cœur de la station de Chamrousse le  Recoin, dans un environnement presque urbain. Très vite, on s’engage dans la station par le GR®738 en direction du col de la Balme. 
Alors s’ouvrent les pâturages qui croisent de part et d'autres les remontées mécaniques. On entre ici dans le site Natura 2000. Ici, ski et pastoralisme partagent les mêmes espaces et entretiennent entre eux des liens complémentaires : d’un côté, la station doit maintenir l’espace ouvert pour les pistes, ce qui permet de conserver des pelouses de qualité pour l’activité pastorale ; d’un autre, le pâturage des troupeaux réduit  l’épaisseur de la végétation, ce qui contribue à diminuer le risque d’avalanche l’hiver et à faciliter les activités de damage.

Le chemin se poursuit ensuite jusqu’au bord des lacs Robert. L’ambiance devient beaucoup plus minérale et la roche noire contraste avec le vert émeraude de l’eau.
Dans ces milieux rocailleux, le pâturage est particulièrement difficile car l’herbe est rare et difficile d’accès ; les éleveurs privilégient ici le pâturage des brebis à celui des vaches. Les troupeaux y séjournent quelques jours en août, au meilleur de la pousse de l’herbe et juste avant le  retour de la neige (que les bergers redoutent).

Après avoir fait le tour des deux plus grands lacs, on s’échappe par la brèche Nord et on serpente entre les blocs avant d’arriver au bord du lac des Pourettes. Cette partie de l’itinéraire comporte plusieurs petits lacs comme celui-ci.
La nature géologique de Belledonne permet la présence de nombreuses zones humides qui forment des paysages caractéristiques. Elles temporisent le débit des cours d’eau et permettent de proposer aux troupeaux un abreuvement de qualité.
L’eau est en effet une condition vitale aux activités pastorales, car les animaux doivent pouvoir y avoir accès tous les jours. Elle est souvent l’une des plus grosses contraintes dans la gestion des bêtes sur l’alpage et son absence en période de sécheresse peut devenir très préoccupante.


Après le passage au lac des Pourettes, suivre le sentier en direction du point de départ. Juste avant de redescendre vers le Recoin, un superbe panorama se dessine sur le Vercors. Au loin, le Mont Aiguille se dresse en solitaire.

Télécharger le dépliant "Randonnées familiales à la journée" pour tous les détails de cette boucle mais aussi les autres boucles du GR®738. Ou rendez-vous sur le site web de la Haute traversée de Belledonne.
 

2) Etape 10 de la Haute traversée de Belledonne : d'un monde à l'autre

La haute traversée de Belledonne - GR®738 a pour avant-dernière étape (ou 2ème étape en fonction du sens de parcours), le passage à Chamrousse via le refuge de la Pra.
 
  • Départ : Refuge de la Pra
  • Arrivée : Chamrousse 1650 - Le Recoin
  • Durée estimée : 3h15
  • Distance : 9,5 km
  • Dénivelé estimé : + 450 m / -880 m
  • Altitude de départ : 2109m
  • Altitude d'arrivée : 1650 m
  • Référence IGN : TOP 25 3335 OT

Cet itinéraire passe par l’ancien GR®549 jusqu’aux lacs Roberts. Aller à Recoin via le lac des Pourettes.
Du refuge, on descend à travers les pâturages ponctués de mares, de cours d’eau et de nombreux lacs aux eaux cristallines. La montagne accueille dans ces lieux magiques un troupeau local de près de 1500 brebis. Jusqu’aux lacs Roberts, s’étend l’enfilade ininterrompue et majestueuse des sommets et des lacs de Belledonne, là où se rencontrent régulièrement les bergers et les randonneurs. Vous entrez dans une zone protégée, Natura 2000. Le sentier traverse un secteur caractéristique avec sa forêt clairsemée de pins cembro, espèce de conifère rare, et de pins à crochet. Après les lacs Roberts, on rejoint facilement la station de Chamrousse. Un troupeau de 1200 brebis du sud de la France et quelques génisses y pâturent de juin à octobre.
A Chamrousse, vous retrouverez une vie plus animée et vous pourrez bénéficier des animations et évènements du moment.

Télécharger le "carto-guide de la Haute traversée de Belledonne" pour découvrir l'ensemble des étapes du GR®738.
Ou rendez-vous sur le site web de la Haute traversée de Belledonne.
 

Petit lexique pastoral

Les alpages de Chamrousse sont pâturés par des troupeaux ovins principalement (brebis) ainsi que quelques bovins (vaches) et caprins (chèvres). Ils appartiennent à des éleveurs originaires du Sud de la France, qui montent leurs troupeaux dans les Alpes pendant l'été, pour pouvoir utiliser l'herbe d’alpage et ainsi assurer l’alimentation de leurs bêtes. Ces éleveurs s’organisent en collectif pour monter leurs animaux en alpage.

Alpage : pâturage d’altitude des Alpes dans lequel les troupeaux passent l’été afin de disposer d'herbe abondante et de qualité. Pendant que les animaux sont en alpage, les éleveurs peuvent faire les foins dans la plaine, et ainsi constituer des stocks de nourriture pour leur troupeau pendant l'hiver.

Pastoralisme : ensemble des activités d'élevage valorisant la végétation naturelle par le pâturage des animaux, pour assurer leur alimentation. La relation homme-animal-nature est au cœur de ces activités.

Eleveur : c'est le propriétaire du troupeau.  

Berger : le berger travaille pour un ou plusieurs éleveurs. Il passe l'été en alpage avec le troupeau que lui confient les éleveurs. Sa mission est de surveiller et soigner les animaux pendant la saison d'alpage. Tout au long de l'été, il conduit et guide le troupeau sur les différents secteurs de l’alpage afin qu'il pâture différentes zones herbeuses et qu'il change régulièrement d'endroit pour ne pas abîmer la montagne.

Groupement Pastoral : c'est un collectif d'éleveurs leur permettant de rassembler leurs animaux pendant la saison d’alpage, de salarier un ou plusieurs bergers et de partager des équipements en commun (abreuvoirs, clôtures, chalets...).

Ressources fourragères : terme technique pour désigner les ressources végétales destinées à l’alimentation des animaux.

Chiens de protection : il s’agit de gros chiens blancs “patous” qui ont pour rôle de protéger le  troupeau  face aux attaques du loup et autres prédateurs. Ils sont potentiellement dangereux, leur approche doit être faite avec la plus grande prudence.

Chiens de conduite : ces chiens sont éduqués puis dressés de manière très rigoureuse pour obéir à des ordres précis. Les bergers et éleveurs les utilisent pour déplacer et conduire les troupeaux en alpage, et, pour les plus précis d’entre eux, aller dans les endroits difficiles.
 

Quelques conseils pour aborder un troupeau en montagne

  • A l'approche des troupeaux, ralentir, ne pas courir. Se déplacer d’un pas assuré, et parler avec une voix grave et posée (sans  crier)
  • Ne pas s’agiter, ne pas brandir de bâtons, avoir des gestes lents et doux
  • Ne pas s’approcher et vouloir rechercher le contact avec les animaux
  • Eviter le plus possible de regarder les animaux de face (baisser la tête et les observer sur le côté). On pense également à ôter les lunettes de soleil qui peuvent agresser les animaux (leur vision n'est pas la même que la nôtre).

Ce projet de GR® de Belledonne est issu d'un travail de réflexion initié autour du projet "les sentiers des bergers" porté par la Fédération des Alpages de l'Isère, repris par Espace Belledonne portant le projet de Parc Naturel Régional de Belledonne, et la restructuration du réseau GR® de la FFRandonnée Isère.
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